Couple relisant la fiche d'assurance emprunteur de son prêt immobilier

Répartir la quotité entre co-emprunteurs

22 octobre 2026

La quotité est le pourcentage du capital prêté que l'assurance emprunteur couvre pour chaque emprunteur assuré. La somme des quotités doit atteindre au minimum 100 % du capital emprunté : c'est la règle que les banques vérifient avant de débloquer les fonds.

Vous trouverez ici la définition complète de la quotité, la façon de la calculer entre co-emprunteurs, un comparatif chiffré des répartitions courantes et la procédure pour en changer en cours de prêt.

Le parcours

Les étapes de cette page, dans l’ordre.

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Qu'est-ce que la quotité d'assurance emprunteur ?

C'est la part du capital prêté que l'assurance couvre pour un emprunteur donné, exprimée en pourcentage.

Vous imaginez peut-être que la quotité suit la valeur de votre bien ou le montant de vos mensualités. Erreur : elle porte uniquement sur le capital emprunté. Elle indique la part de ce capital que l'assurance couvre pour un emprunteur donné, exprimée en pourcentage.

Vous entendrez aussi parler de quotité assurée, de quotité garantie ou de part assurée : rassurez-vous, ce sont les mêmes termes. Alors, comment ça se passe à deux ? Un emprunteur seul est assuré à cent pour cent ; à deux, les quotités se partagent, mais leur somme doit atteindre au moins cent pour cent. Le principe est simple : le capital doit être couvert en totalité.

Couple relisant une fiche d'assurance emprunteur à la table de la cuisine
Deux colonnes, deux quotités : le total doit couvrir tout le capital.

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Comment se calcule la quotité entre co-emprunteurs ?

Chaque quotité est un pourcentage du même capital emprunté, et la somme doit atteindre 100 % au minimum.

Vous avez signé votre prêt immobilier, et voilà que la banque vous demande de fixer les fameuses quotités, une pour vous, une pour votre co-emprunteur. Rassurez-vous, le principe reste simple : chaque quotité est un pourcentage du capital initial emprunté, celui qui figure sur votre offre de prêt. Si vous empruntez à deux, vos pourcentages doivent donc, une fois additionnés, couvrir au moins la totalité du capital. Chacun est assuré à hauteur de sa part, et la banque veut simplement la certitude que la totalité de la dette sera couverte en cas de coup dur.

Attention au piège classique : certain veulent calculer sur ce qu'il reste à rembourser. Or la quotité se calcule sur le capital initial, pas sur le capital restant dû. C'est justement pourquoi elle ne bouge pas pendant toute la durée du prêt : votre part est figée une fois pour toutes, même quand la dette diminue. Une question ? Dans le doute, demandez à votre banque de vous confirmer le calcul avant de signer.

Pour la suiteReste à choisir comment répartir ces pourcentages entre vous : 50/50, 60/40, 70/30 ou 100/100 ?

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Quelles répartitions choisir : 50/50, 60/40, 70/30 ou 100/100 ?

Le comparatif ci-dessous chiffre, sur 200 000 €, ce que chaque répartition laisse à payer au survivant.

Prenez un prêt de 200 000 €. À 50/50, chaque assuré ne couvre que la moitié du capital : au décès de l'un, le survivant reçoit 100 000 € et garde 100 000 € à sa charge s'il conserve le prêt. À 100/100, chacun couvre la totalité : le prêt est remboursé quel que soit celui qui décède.

Alors pourquoi choisir une répartition inégale, comme 70/30 ? Parce que les revenus ne pèsent pas pareil : si l'un porte une part beaucoup plus lourde du remboursement, c'est lui qu'il faut couvrir davantage. La quotité suit donc la répartition réelle des revenus du couple, pas une règle unique.

Pour approfondir

Le cas de Karim et Juliette montre pourquoi la banque ne regarde pas seulement le total : elle vérifie aussi qui porte quoi.

Justifier une quotité inégale

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Quel impact de la quotité sur la prime d'assurance ?

La cotisation se calcule sur le capital couvert : une quotité plus élevée fait mécaniquement monter la prime de cette tête.

La cotisation se calcule sur le capital couvert : une quotité plus élevée fait donc monter la prime de cette tête. Passez de 50 % à 100 % sur un même capital, et vous doublez le montant assuré, donc la cotisation de la personne concernée. C'est aussi simple que ça.

Attention, la quotité n'explique pas tout. L'âge et l'état de santé font varier le taux appliqué : deux têtes du même âge avec la même quotité paient la même chose, mais dès que l'une vieillit ou déclare un souci, son taux grimpe. Les garanties choisies, leur taux et la durée comptent autant que la quotité dans le coût final. Un vrai devis vous fournit le taux appliqué par tête : c'est ce taux, pas la quotité seule, qui détermine le montant.

Couple et conseiller comparant deux simulations de cotisation d'assurance emprunteur
La quotité se voit dans la cotisation, ligne par ligne, sur la simulation.

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Que se passe-t-il si la quotité n'atteint pas 100 % du capital ?

Le capital non couvert reste à la charge du survivant, qui continue de rembourser le prêt.

Le décès survient, et là tout se joue sur la quotité. L'assureur verse à la banque la part prévue par la quotité du défunt, et pas un euro de plus. Le capital restant, lui, ne disparaît pas. La banque continue de prélever les mensualités, et le survivant les supporte seul. Quand l'incapacité de travail survient, l'indemnité suit la quotité. Une part plus faible laisse donc une partie de chaque échéance à votre charge.

La banque peut aussi refuser de débloquer les fonds si la somme des quotités n'atteint pas le minimum exigé dans la FSI.

La liste des garanties

Vérifiez que le capital figure séparément du décès, de l'incapacité et de l'invalidité : les montants et les quotités peuvent différer.

La quotité exigée dans la FSI

Repérez la quotité minimale demandée par la banque et le capital assuré qu'elle retient : c'est la base de votre répartition.

Le total des quotités

Faites l'addition des quotités de chaque emprunteur inscrit au contrat et comparez-la au minimum exigé.

La clause de révision

Cherchez ce que le contrat prévoit si un co-emprunteur sort du prêt ou décède : la quotité restante ne change pas toute seule.

L'écran de délégation

Si vous changez d'assureur, la banque compare les garanties tête par tête : une garantie manquante peut faire refuser le dossier.

Pour approfondir

La FSI fixe la règle du jeu, mais son exigence est souvent plus étroite qu'il n'y paraît. Voici comment la lire ligne par ligne.

Décoder la ligne quotité

Pour la suiteLa composition du foyer détermine qui porte quelle part.

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Qui couvre quoi selon la situation du foyer ?

La répartition dépend de la part de chaque revenu dans le remboursement, pas de la moitié par défaut.

Prenez un prêt porté par un seul revenu. Si cette personne disparaît, le foyer continue de rembourser sans elle. Une quotité élevée sur cette tête protège le foyer, car c'est elle qui fait vivre le remboursement. À l'inverse, quand deux revenus portent le prêt, assurer chacun à sa hauteur couvre mieux : vous levez le risque de perdre la part de l'autre. Vous venez de lire votre FSI ? La quotité exigée par la banque vous dit qui elle veut voir couvert, et à quelle hauteur.

Deux revenus indispensables

Une répartition 100/100 assure chaque tête sur la totalité du capital. Le survivant ne porte plus de capital, mais la cotisation double presque.

Le point cléVérifiez que la cotisation des deux têtes reste compatible avec le budget du foyer.

Emprunteur seul relisant les documents de son prêt après le décès de son conjoint
Une quotité insuffisante laisse une part du prêt à rembourser par le survivant.

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Comment choisir puis modifier sa quotité en cours de prêt ?

Fixez la répartition avant la signature, puis passez par l'accord de la banque et de l'assureur pour la changer.

Vous vous demandez si votre quotité peut bouger une fois le prêt signé ? Oui, mais rien ne se fait tout seul. Une modification de quotité en cours de prêt suppose l'accord écrit de la banque, puis celui de l'assureur. C'est un peu comme un changement de couverture en copropriété. Vous ne décidez pas de votre part tout seul dans votre coin, les autres parties doivent valider. Vous devez donc faire une demande, obtenir une réponse favorable des deux côtés, et seulement ensuite la nouvelle répartition s'applique.

Autre solution, vous pouvez changer d'assureur emprunteur à tout moment après la signature du crédit immobilier. Vous n'êtes donc pas coincé avec la quotité d'origine si elle ne vous convient plus. La démarche implique toujours une validation, car votre banque doit accepter les nouvelles garanties. Vous gardez la main, mais étape par étape.

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Quelles erreurs éviter avec la quotité ?

Les erreurs les plus fréquentes se repèrent en relisant le tableau d'assurance et la clause d'exigence de la FSI.

Vous ne voyez rien à la signature, mais le jour où vous avez besoin de l'assurance, la mauvaise répartition saute aux yeux. Si le total des quotités de toutes les têtes assurées n'atteint pas 100 % du capital exigé par la banque, celle-ci refuse la délégation, ou n'accepte qu'une couverture partielle du capital. Vous croyez être protégé ; en réalité, il manque une part. Pour éviter cela, reprenez le tableau d'assurance et additionnez les quotités. La somme doit couvrir l'exigence de la FSI.

Ne supposez pas non plus que toutes les garanties sont alignées. Une quotité peut atteindre 100 % en décès et rester bien plus faible en incapacité. Lisez donc ligne par ligne, garantie par garantie, sans imaginer que le décès entraîne le reste. Et si vous choisissez une répartition par défaut, sans la rapprocher des revenus du foyer, la mauvaise surprise vous attend au sinistre. Relire le tableau et la clause d'exigence de la FSI suffit à repérer ces erreurs.

Personne calculant la mensualité qu'elle pourrait payer seule après un sinistre
La quotité se choisit d'abord sur ce que le survivant pourrait rembourser seul.

Pour la suiteLa répartition que vous appliquez aujourd'hui mérite peut-être un coup d'œil dès maintenant.

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Faut-il modifier sa quotité maintenant ?

Trois signaux méritent votre attention. Regardez le total des quotités, l'écart de revenus du foyer et l'équilibre de votre budget mensuel.

Si le total des quotités atteint 100 % mais qu'une seule tête porte l'essentiel des mensualités, une répartition plus forte sur ce revenu se discute avec la banque. Et si votre situation a bougé, revenus, statut, famille, la répartition choisie à la souscription mérite d'être revue. Celle qui collait à votre vie d'avant ne colle plus forcément à celle d'aujourd'hui.

Sachez-le, après la signature, rien ne se change tout seul. Modifier la quotité suppose l'accord de la banque, et c'est elle qui garde la main. Vous voulez creuser ? Le choix de l'assurance emprunteur détaille la comparaison des contrats, la quotité en couple reprend les arbitrages entre deux têtes quand les revenus diffèrent, le refus d'assurance explique la suite quand la banque refuse une délégation, et la surprime vous apprend à lire une cotisation plus élevée.

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Questions fréquentes

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